Le Mariage en Islam

« Si le serviteur se marie, il a complété la moitié de sa religion qu’il craigne Allah dans l’autre moitié »
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Mariage entre 2 personnes au niveau sociale tres different

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
le mariage en islam
Admin


Nombre de messages : 317
Date d'inscription : 06/11/2007

MessageSujet: Mariage entre 2 personnes au niveau sociale tres different   Dim 11 Nov - 16:00

Le Qabîlî et le Khudayrî et le mariage entre eux


Q : Quel est le sens des termes « Qabîlî » et « Khudayrî » [1] et quel est l’avis de l’islam sur le mariage entre ces deux classes ?

note :
[1] On pourrait presque traduire par : le mariage de la(le) noble avec le(la) roturier(ère) !



R : Cette question secondaire est bien connue des gens. Le Qabîlî est celui qui appartient à une tribu particulière comme par exemple Qahtânî, Subîcî, Tamîmî, Qurashî, Hâshimî, etc.



Le Khadîrî est un nom donné par les gens de Najd[1] - car je ne le connais que dans le Najd - pour celui qui n’appartient pas à une tribu connue. Il est certes un arabe mais il n’appartient à aucune tribu connue, c’est-à-dire qu’il n’est ni Qahtânî, ni Tamîmî, ni Qurashî. Il est appelé ainsi en dépit du fait qu’il soit arabe, qu’il parle arabe, et qu’il vit parmi les arabes et même s’il est issu d’un groupe connu.




Le Mawlâ dans la définition des arabes est celui qui a parmi ses ancêtres un esclave qui a été affranchi. Le pluriel de Mawlâ est Mawâlî.



Les cAjam sont ceux qui ne sont pas d’origine arabe. Un Acjamî, au pluriel Acâjim, est toute personne qui a des ancêtres non-arabes.


Dans la religion d’Allah, la règle est qu’aucune de ces catégories n’a de supériorité sur les autres si ce n’est par la piété. Toutes les personnes sont égales, qu’elles soient Qabîlî, Khudayrî, Mawâlî, ou Acâjim. Le seul mérite qui peut y avoir les uns sur les autres est celui de la foi, comme l’a précisé le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, lorsqu’il a dit :


« Il n’y a de supériorité pour un non-arabe sur un arabe et vice versa, si ne n’est par la piété. Et il n’y a pas de supériorité pour une personne de peau rouge sur une personne de peau noire et vice versa si ce n’est par la piété » [2].



Allah l’Exalté dit dans ce sens :


« Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. » [3]



Toutefois, anciennement, les arabes avaient pour habitude de marier leurs filles à des tribus qu’ils connaissaient, et s’abstenaient de les marier à des tribus qu’ils ne connaissaient pas, et ceci est encore une habitude courante parmi les gens.



Néanmoins, certains Qabîlî font parfois abstractions de ces différences et acceptent de marier leurs filles avec des Khadîrî, des Mawâlî ou des Acâjim comme ceci a déjà eu lieu du vivant du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui. En effet, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a marié Ussâma ibn Zayd ibn Hâritha, qu’Allah l’agrée, qui était son esclave qu’il avait affranchi, avec Fâtima bint Qays, qu’Allah l’agrée, qui était elle Quraychi. Il en a été de même pour Abû Hudhayfa ibn cUtba, et il ne s’était pas soucié du fait que celui-ci était un esclave affranchi. Ce genre de mariages était très courant parmi les Compagnons et ceux qui les ont suivis.



Cependant, les gens après eux, spécialement dans la région de Najd et à d’autres endroits, accordent à ces différences beaucoup d’importance. Ceci peut-être en raison de ce qu’ils ont hérité de leurs parents et de leurs prédécesseurs, ou par crainte des réprimandes des membres de leur tribu qui pourraient leur reprocher le fait de marier leur fille avec un tel, sous prétexte que ceci porte atteinte à la tribu et implique la disparition ou le mélange des généalogies. Ils pourraient donner parfois des raisons bien fondées, et ceci reste une chose simple et n’engendre pas de mal. Le plus important reste de choisir le bon mari pour sa fille sur les critères de la religion et de la moralité.

Si ces deux choses sont réunies, alors il convient d’accepter de la marier avec celui qui se présente, qu’il soit arabe, Acjamî, Mawlâ ou Khudayrî. Ceci est la règle. Toutefois, si une personne désire ne marier sa fille qu’avec une personne de sa tribu, alors je ne vois aucun mal à cela. Et qu’Allah nous accorde la réussite.



· Fatwa de Cheikh Ben Baz

· al-Majalla ul-cArabiya (La Revue Arabe), n°103.


[1] Najd : région centrale de la péninsule arabique. [N. du T.]

[2] Rapporté par Ahmad (5/411), par At-Tabarânî dans le Awsat (4749) , et par Al-Bazzâr (2044 et 3583).

[3] Les Appartements, v. 13.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://le-mariage-en-islam.forumpro.fr
le mariage en islam
Admin


Nombre de messages : 317
Date d'inscription : 06/11/2007

MessageSujet: Re: Mariage entre 2 personnes au niveau sociale tres different   Dim 11 Nov - 16:26

Le mariage des (Qabîlî) avec les (Khudhayri)




Q : Dans la région de Najd,[1] une pratique courante est de refuser de marier certaines classes de personnes à d’autres. On fait la distinction entre les gens et on classe les personnes selon leurs métiers ou leur origine : on dira par exemple, untel est artisan, ou untel est ouvrier, ou untel est Khudhayri (n’appartenant pas à une tribu). Cette ségrégation tribale est-elle tolérée par la religion ou est-ce une chose héritée de la période pré-islamique ? Comment juger la valeur des gens ? Certains prophètes n’ont-il pas pratiqué la menuiserie, métier jugé vil aujourd’hui par certains habitants du Najd ? Quelle est la cause de cette ségrégation ?

Je vous demande de me répondre à la lumière des textes du Coran et de la Sunna et d’éclaircir la question, en parlant plus particulièrement de notre région, car les frictions entre les citoyens y sont grandes, surtout dans les campagnes. Je souhaite une réponse satisfaisante et complète car je suis imam, et je donne les prêches du vendredi. Je voudrais que votre réponse nous éclaire au sujet de ces comportements, qu’Allah vous accorde le succès. Je souhaiterai aussi qu’un livret traitant de la question soit écrit.



[1] Région centrale de l’Arabie.


R : Les savants ont divergé au sujet de l’égalité (de classes) (Kafâ’a) qui doit exister entre les deux époux. L’avis le plus juste est qu’il faut seulement que les deux époux soient équivalents entre eux au niveau de leur soumission aux recommandations religieuses, car Allah dit :


« Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. » [1]



Ceci est l’avis choisi par l’imam Mâlik ibn Anas, et on l’attribue aux Compagnons ‘Umar, Ibn Mass’ûd, qu’Allah les agrée, et aussi à Muhammad ibn Sîrîn et ‘Umar ibn ‘Abdul-‘Azîz, parmi ceux qui sont venus après eux (Tâbi’în).


Ceci est prouvé aussi par le fait que le Prophète, prière et salut sur lui, a marié Zayd ibn Hâritha avec Zaynab, fille de Jahch : Zayd était un esclave (Mawlâ) du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, alors que Zaynab était de la tribu de Quraysh et sa mère était hashémite. De même, il a marié Fâtima, fille de Qays, qui était de la tribu de Quraysh aussi, avec Ussâma, fils de Zayd ibn Haritha ; et Zayd était comme son père, Mawlâ lui aussi.


On rapporte aussi de source authentique d’après ‘Âïcha, qu’Allah l’agrée, qu’Abû Hudayfa Ibn ‘Utba ibn Rabî’a ibn ‘Abdu-Shams était de la tribu de Quraysh. En outre, il a participé à la bataille de Badr avec le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui. Il avait adopté Sâlim, serviteur (Mawlâ) d’une femme des Ansars, et qu’il l’a marié à la nièce de Walîd ibn ‘Utba ibn Rabî’a. Ce hadith a été rapporté par Al-Bukhârî, An-Nassâ’î et Abû Dâwûd.


D’autre part, Handhala ibn Abî Sufyân Al-Jumahi rapporte par l’intermédiaire de sa mère que la sœur d’Abdur-Rahmân ibn ‘Awf était l’épouse de Bilal ; or, chacun sait que Bilal était originaire du pays de Habasha (Ethiopie) et qu’il était un ancien esclave qui a été affranchi par Abû Bakr. ‘Abdur-Rahmân ibn ‘Awf, lui, était de Quraysh.


Tout ceci prouve qu’il n’y a pas de mal religieusement à ce qu’une personne d’une tribu arabe se marie avec une personne non-arabe ou Mawlâ, ou encore avec une personne n’appartenant pas à une tribu (Khudhayri), et vice-versa.




· Fatwa du Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de l’Iftâ

· Magazine ad-Da’wa, n°851.

[1] Les Appartements, v. 13.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://le-mariage-en-islam.forumpro.fr
 
Mariage entre 2 personnes au niveau sociale tres different
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Mariage de cousins germains !
» Les Dupuis-Gilbert
» william breton et adelia grenier
» Mariage entre Fuselage Gazaile et Aile MCR, Est-ce possible ?
» mariage entre Joseph Payet et Cécile Beaudouin

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Mariage en Islam :: ARTICLES SUR LE MARIAGE EN ISLAM :: ARTICLES GÉNÉRAUX SUR LE MARIAGE-
Sauter vers: